PLAN CLIMAT GPSO : UN MANQUE DE MOYENS ET D’ambition

Mercredi 31 mars se tenait le Conseil de territoire de Grand Paris Seine Ouest : après plus de deux ans d’élaboration, le Plan climat a enfin été soumis au vote !

Le groupe Écologiste & Solidaire s’est abstenu afin de dénoncer le manque de moyens associé au plan d’action. Notre Conseillère municipale et territoriale Floraine Cordier, qui siège dans ce groupe avec nos alliés de GPSO, est intervenue au Conseil pour expliquer cette abstention.

Nous voudrions d’abord remercier les services techniques de GPSO pour l’énorme travail réalisé, c’est un document qui permet d’aller dans le bon sens.

Nous avons lu avec attention l’avis des associations environnementales du territoire. Leurs propositions ont été en partie intégrées dans le rapport, ce qui est positif.

Il reste néanmoins un certain nombre de critiques de ces associations, qui portent sur trois dimensions et qui nous inquiètent un peu sur le niveau d’ambition de ce plan climat, rapporté aux enjeux immenses qui sont derrière.

1) La première concerne l’absence de mesure ou le manque d’ambition dans certains domaines d’action :

-> on regrette en effet avec les associations qu’aucune action ne soit prévue pour réduire les émissions due à l’alimentation sur le territoire alors que celle-ci représente 29% des émissions !

-> on regrette également que l’ambition sur la végétalisation soit uniquement, je cite le rapport, « La préservation du patrimoine arboré », alors que la problématique des îlots de chaleur urbain est déjà aussi intense à l’heure actuelle et qu’il faudrait promouvoir un développement massif de la végétalisation pour lutter contre ce phénomène.

2) Ensuite, les associations dénoncent aussi l’incohérence entre ce plan climat et des projets urbanistiques proposés par ailleurs qui semblent, je cite les associations, « démesurés et en totale contradiction avec les objectifs affichés » -et on pense notamment à l’Ile Seguin. Nous insistons sur le fait qu’une politique climatique n’est pas à la charge des seuls Adjoints à l’environnement mais doit bien se décliner sur tous les domaines d’actions des collectivités.

3) Et enfin, la critique principale, que nous rejoignons pleinement, porte sur le manque de moyens. Je cite les associations :  » base de départ mais largement insuffisant », « timidité des actions proposées », « actions pas au niveau du challenge », « aucune action concrète chiffrée et quantifiée », etc.

A titre de comparaison, je voudrais prendre pour exemple la communauté d’agglomération de Rennes Métropoles. C’est un territoire de taille un peu supérieure, avec 40% d’habitants en plus.

– Sur les aides aux travaux de rénovation énergétique, Rennes métropole va consacrer 5 M€/an, contre 2,4 M€/an pour nous, soit deux fois plus

– Sur l’aménagement de pistes cyclables, Rennes métropole va mettre 10 millions d’euros par an sur la table, contre 1 M€/an pour GPSO, soit un montant 10 fois supérieur.

– Et je ne compte pas les budgets supplémentaires très importants qui sont débloqués pour des actions qu’on ne peut malheureusement pas réaliser sur notre territoire urbain, comme le développement massif de la production renouvelable, la relocalisation de l’alimentation ou la création de filières industrielles écologiques.

Voilà donc, il avait été dit dans cette assemblée que l’environnement n’était pas un sujet politique : eh bien nous ne sommes pas d’accord, nous voyons que des ambitions très différentes existent ailleurs, et nous sommes inquiets que le manque de moyens associé à ce plan climat ne nous fasse réaliser trop tard, dans quelles années, que la transition énergétique n’a pas beaucoup avancé et que ce rapport était un coup d’épée dans l’eau.

Alors il est encore temps de changer le cap et nous vous invitons fortement à réévaluer les moyens mis en œuvre.

Et en attendant, nous allons nous abstenir sur le vote de ce plan climat. 

Merci de votre attention.

Floraine Cordier

Conseillère territoriale de GPSO

Groupe Écologiste et Solidaire

Un commentaire

  1. Un effort beaucoup plus important doit être fait, en particulier sur la nécessité d’augmenter les espaces verts, et les mobilités douces (piétons et vélos)

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