La biodiversité à Issy les Moulineaux

Menaces sur la biodiversité à Issy les Moulineaux : un témoignage

Mais qu’est devenue la “cardamine impatiente” une espèce botanique rare et protégée en Ile de France ? Elle a été repérée lors des travaux d’aménagement des berges de Seine. Cette plante qui a bénéficié de mesures compensatoires, accordées par la préfecture au maitre d’ouvrage, a été réimplantée à mille mètres de son lieu d’origine entre la passerelle du Parc de l’île St Germain et le Pont d’Issy. Sa présence est signalée par un écriteau. Mais y est-elle réellement ?
Tel est le sort de la biodiversité, bousculée par toutes sortes de prétextes, et le résultat c’est son recul, peut-être son effondrement.
Là on dira, que ce sont des travaux menés par le département, que la commune n’est pas responsable. Le multi couche administratif de l’Etat, la Région, la communauté de communes, GPSO, voies navigables de France… Tous sont responsables, sur ce territoire Isséen, mais pendant ce temps les plantes et les oiseaux disparaissent ou s’éloignent. Et les enfants n’auront pas connu les papillons, ni le ballet des hirondelles qui se nourrissent des insectes.
La biodiversité ce sont les arbres isolés ou d’alignement avec leurs nids, leur ombrage, leur capacité d’épuration de l’air, et de ralentir le réchauffement climatique.  
Nous nous opposons à l’abattage des arbres sains, sous prétexte que leurs racines génèrent des désordres dans les sous-sols, les supprimer est une perte irréparable pour les générations futures.
Et surtout ils contribuent à la biodiversité ordinaire des villes. ‌

Faire de la ville un refuge pour la biodiversité

Face à l’effondrement de la biodiversité, la responsabilité des élues locales et des élus locaux est de tout mettre en œuvre pour, non seulement limiter l’impact des activités humaines sur les écosystèmes, mais aussi pour permettre à ces écosystèmes de conserver leur équilibre naturel. L’enjeu est de ré-ensauvager nos territoires et permettre aux habitats naturels de se régénérer. Cela ne signifie pas l’arrêt de toute activité, mais de toujours en questionner l’usage, la conception et l’installation.

Préserver des couloirs de biodiversité

Il faut repenser l’aménagement du territoire communal et intercommunal (l’animal ne se préoccupant pas de limites administratives) afin de créer des continuités végétales et de terres, des couloirs de biodiversité, reliant parcs et jardins. La Seine doit retrouver cette dimension sauvage au cœur de notre ville qu’elle avait encore il y a peu de temps avant le recalibrage à 4 voies de la Route Départementale 7 (RD7). Elle peut jouer ce rôle à la fois de vivier d’espèces et de lieu de passage et de pénétration au cœur de nos fortes densités urbaines.

Végétaliser pour gagner des espaces de fraîcheur et de refuge

La revégétalisation de notre commune permettra de générer à la fois des espaces de fraicheur pour lutter contre les îlots de chaleur en période de canicule et des refuges pour diverses espèces animales. Celles-ci, telles que les oiseaux, les chauves-souris les insectes peuvent par ailleurs être favorisées en créant des habitats spécifiques comme des plantations mellifères, des nichoirs ou des hôtels à insectes, que ce soit dans l’espace public (parcs, jardins, rues etc.), les logements collectifs ou lors de la rénovation de bâtiments communaux.

Cette végétalisation peut être en partie gagnée sur l’espace de voirie réservée au stationnement, mais doit également s’étendre aux murs des bâtiments publics (écoles, mairie, EHPAD, cimetière) avec du lierre, de la glycine, du houblon ou de la vigne vierge. Elle peut s’accompagner de l’implantation de vergers urbains ou d’autres comestibles dans les parcs, les rues et les cours, autant de refuges de biodiversité. Une végétation spontanée peut quant à elle être favorisée dans la rue par des bandes fleuries, de la végétalisation de façades couplée à des voûtes végétales (grimpantes), de la végétation en pied de mur ainsi que des jardinières et la végétalisation des pieds d’arbres.

L’école, espace de reconquête de la citoyenneté et du renouveau de la nature en ville

De même que les écoles peuvent être un espace de reconquête de la citoyenneté, un espace de forums de démocratie participative, elles peuvent également avoir leur place dans ce renouveau de la nature en ville avec à la clé des bénéfices pédagogiques, de biodiversité et de résilience face au bouleversement climatique. Ainsi les cours d’écoles doivent être plus végétales, sans asphalte, avec des sols plus perméables diminuant le ruissellement vers un réseau d’assainissement trop rapidement saturé et des rejets en Seine avec risques d’inondation.

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