Jeudi soir 5 mars, au gymnase de l’école Justin Oudin, nous avons tenu notre deuxième réunion publique thématique, pour traiter du volet « ville écologique » de notre programme municipal. L’adaptation des politiques municipales aux bouleversements climatiques qui nous font face a été le sujet central des discussions avec nos deux invitées, animées par Lisa Argento.
La climatologue Valérie Masson-Delmotte, membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), nous a rappelé les connaissances scientifiques sur les effets de l’activité et des pollutions humaines sur le bouleversement climatique et leurs conséquences à court, moyen et long termes sur les conditions de vie humaine, sur nos habitations, notre santé et notre environnement. Elle a présenté des politiques de prévention et d’adaptation à ce climat que nous pouvions mettre en place, y compris au niveau local.
Lucile Schmid, essayiste et activiste écologiste, a insisté sur l’impératif de la mobilisation et de la participation des citoyennes et des citoyens dans la recherche et la mise en place des solutions pour faire face au défi climatique et de préservation de la biodiversité. Les enjeux écologiques sont étroitement liés aux inégalités sociales et imposent des changements majeurs, qui doivent être délibérés et appropriés par la population, notamment les jeunes générations.

Notre candidat et futur maire Mathieu Morel est intervenu pour rappeler son propre parcours d’ingénieur et de haut-fonctionnaire ayant décidé de franchir le cap et de passer de l’expertise scientifique à l’action politique directe pour changer les choses dans sa ville. Il a expliqué ainsi ses frustrations devant la politique écologique de façade menée par la municipalité sortante, qui se préoccupe davantage des effets de communication que d’engager une vraie transition.
Les discussions riches avec la salle ont permis d’évoquer les différentes politiques municipales que nous mettrons en place, en matière de décarbonation, de végétalisation, de promotion des mobilités douces, de développement d’une alimentation de meilleure qualité, de rénovation énergétique et de démocratie pour associer les Isséennes et les Isséens aux transformations et mobiliser les énergies.
Les échanges ont mis en avant les enjeux d’articulation des politiques entre le niveau municipal, intercommunal, national et supranational, mais aussi de coordination entre la société civile mobilisée, l’expertise scientifique et technique et le pouvoir décideur politique. Notre réunion a rappelé combien l’enjeu écologique est indissociable de la démocratisation de la vie publique et de la réduction des inégalités sociales.
