Tribune des groupes de gauche au Conseil municipal d’Issy-les-Moulineaux dans le Journal municipal de mars 2026
Pour une réelle égalité des droits …
Vous rencontrez des difficultés face à des situations administratives ?
La numérisation des services publics a très probablement assuré un accès plus aisé aux informations d’ordre général et facilité bon nombre de démarches administratives.
Mais les situations particulières ne rentrent pas dans le cadre général et nécessitent le recours à l’expertise d’agents de service public. Or le seul point de contact sur Issy-les-Moulineaux n’y suffit pas. D’ailleurs certain·es Isséen·nes se sont vu diriger vers Boulogne.
La ville de Boulogne dispose d’un espace France Services, inauguré fin 2024. Le département des Hauts de Seine bénéficie de 14 espaces similaires, mais pas à Issy-les-Moulineaux. Ces espaces permettent un accompagnement dans les démarches administratives, telles que celles auprès de la CAF, de l’assurance maladie, de l’assurance retraite ou encore de l’URSAFF.
Issy-les-Moulineaux a vu au fil des années tous les services publics fermer les uns après les autres, depuis la fermeture de l’antenne de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) en 2012.
La dématérialisation des services publics et la fermeture des antennes de proximité se transforment alors en déshumanisation doublée d’un sentiment d’abandon face à une situation que chacun·e d’entre nous peut un jour vivre.
Parce que la ville incarne la République dans la vie quotidienne, elle se doit d’être le niveau le plus concret, le plus accessible, le plus humain. C’est à travers elle que la promesse républicaine d’égalité doit se traduire dans le quotidien.
… la Ville doit incarner la République du quotidien
Soulignons tout particulièrement la situation des enfants en situation de handicap. A l’occasion de notre questionnement lors du Conseil Municipal du 11 décembre, la majorité municipale reconnaît que 14 demandes d’AESH (Accompagnant·es d’Enfants en Situation de Handicap) sur le temps scolaire restent non satisfaites. Derrière ce chiffre froid, il s’agit bien de 14 enfants en souffrance scolaire. De plus, la majorité municipale reconnaît ne garantir aucune continuité sur le temps de midi et sur le temps péri-scolaire. 21 ans après la loi du 11 février 2005, qui légiférait l’école pour tous, nous, élu·e·s de la gauche municipale, continuons à alarmer sur les difficultés majeures auxquelles les enfants en situation de handicap et leur famille continuent de subir.
Car la République n’abandonne personne, la Ville doit être un espace de droits et de protection. La Ville a le devoir d’accompagner les habitant·es dans les démarches administratives, tout particulièrement pour garantir une société inclusive, et aussi de leur expliquer leurs droits sociaux, ainsi que de faire de la prévention.
Les élu·es de la gauche sociale et écologique militent pour un dispositif mobile allant au contact des habitants. Ce « bus des solidarités » assurera des permanences pluridisciplinaires de proximité, visibles, identifiées et proches des citoyen·ne·s. Car l’accès aux droits est un enjeu majeur.