Un logement pour chacun.e à Issy-les-Moulineaux

Rendre effectif le droit au logement

Le rapport de la Fondation Abbé Pierre 2020 montre l’ampleur des difficultés de logement à Paris et en proche banlieue. Le logement est l’un des éléments fondamentaux de notre quotidien et de notre dignité. Sans logement pour un individu ou une famille, ce sont des situations de blocage en termes d’emploi, de vie sociale, de sécurité, d’avenir. Personne n’est à l’abri de perdre son logement à cause « d’accidents de la vie » : divorce, perte d’emploi, maladie… Nombreux sont celles et ceux qui dorment dans la rue, et parmi eux des enfants. On ne peut ni fermer les yeux face à cette réalité ni rester indifférent et inactif. De même des logements doivent être réservés dans le cadre de violences conjugales afin de donner à des êtres vulnérables la possibilité de reprendre leur vie en main sans risquer de sombrer dans un plus grand dénuement.

Parce que nous pensons que le droit au logement doit être un droit effectif, nous agirons sur les différents leviers dont dispose la commune.

Logement social : aller au-delà du minimum légal

Pour attribuer les logements sociaux, la loi en fixe le principe : d’ici le 1er septembre 2021, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) détenant la compétence Habitat, GPSO pour nous, auront l’obligation de mettre en place un système de cotation des dossiers de demande de logement social. Nous proposons d’être plus ambitieux que le minimum légal. Nous proposerons un dispositif en lien avec les bailleurs sociaux pour le contingent disponible qui implique les associations de locataires, des habitants volontaires et des représentants des élus municipaux, majoritaires et minoritaires.

Lutter contre les marchands de sommeil

Nous refusons l’exploitation des familles vulnérables par des propriétaires peu scrupuleux. Ainsi, nous lutterons contre les marchands de sommeil qui profitent de la misère humaine en louant des surfaces trop petites, insalubres à des tarifs exorbitants

Cependant, une politique d’attribution, aussi transparente soit-elle, ne remplacera jamais une politique de construction de logements sociaux ambitieuse. Issy-les-Moulineaux doit prendre toute sa part pour accroître le nombre de logements accessibles pour la majorité de la population. Ainsi, la réquisition de logements vides, la transformation d’immeubles de bureaux vides en logements sont des mesures d’urgence que nous prendrons pour mettre fin à ces situations de précarité.

Développer le logement social, un engagement fort pour la mixité sociale

Si Issy-les-Moulineaux est proche du taux obligatoire de 25% de logements dits « sociaux », la majorité d’entre eux sont en fait des logements intermédiaires (PLS), les HLM traditionnels (PLUS) auxquels peuvent prétendre 65% de la population.

Cependant, ce taux est mis en péril par les chantiers comme celui de la ZAC Léon Blum : ce gigantesque chantier, lié aux travaux de la nouvelle ligne de métro 15, a entraîné en effet une requalification de tout le quartier et l’expropriation et la destruction de nombreux logements. Nous nous demandons d’ailleurs ce que sont devenus certains habitants de la ZAC multi-sites Léon Blum…

D’autre part, l’explosion de la construction ces dernières années s’est faite au détriment d’immeubles et de quartiers entiers. Les ventes à la découpe de logement sociaux se sont accrues. Ces Isséens et Isséennes se sont vus « offrir » des logements de surface équivalente… mais avec de fortes augmentations de loyers et ont parfois dû quitter la ville. Ces situations sont inacceptables et les habitant.es de la ville ne doivent pas subir de tels dommages.

Pour permettre aux propriétaires et locataires de continuer à vivre à Issy-les-Moulineaux et de se reloger à des conditions équivalentes, pour que nos enfants, voisin.es, profs, infirmières, aides à domiciles, commerçants, petits entrepreneurs puissent choisir d’y rester, il est nécessaire de faciliter l’accès de tous à un logement décent en rapport avec ses moyens. Nous proposons d’accroître le nombre de logements sociaux, en particulier ceux aux loyers les plus bas (PLAI) pour les personnes aux ressources très modestes afin d’atteindre 30% de logements accessibles à tous sur la ville.

Travailler avec les bailleurs sociaux pour rendre le logement social accessible aux plus modestes

La politique gouvernementale du logement se fait au détriment des familles les moins favorisées. Baisse des APL, diminution des plafonds de ressources, surloyers non plafonnés. Résultat : aujourd’hui un couple d’infirmiers-es, un instituteur, un sapeur-pompier ne peuvent plus accéder à un logement HLM, parce que considérés comme trop riches.

En appui des associations et avec les habitants, nous interviendrons auprès du législateur et dans les diverses instances concernées, notamment l’établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest (GPSO) afin de faire évoluer la politique du logement social.

Nous élaborerons une charte avec les bailleurs publics (Seine Ouest Habitat) et les sociétés privées de HLM comme Aximo pour garantir à la fois le maintien dans la ville, l’intégration des nouveaux arrivants et le pouvoir d’achat des familles. Notre objectif est de favoriser le parcours résidentiel des locataires en place, en libérant des grands logements et de régler les difficultés de sur-occupation.

Mobiliser les outils existants pour favoriser l’accès au logement

Issy-les-Moulineaux, ville limitrophe de Paris, voit les prix de l’immobilier augmenter aujourd’hui dans des proportions insupportables pour la plupart des habitants. Notre ville se trouve au cœur d’un cercle vicieux « perdant-perdant » où les plus aisés chassés de Paris, chassent à leur tour les classes moyennes et populaires qui ne trouvent plus de logements compatibles avec leurs revenus.

Nous proposons de sortir du laisser-faire de la municipalité pendant 40 ans face aux constructeurs. Aujourd’hui, des promoteurs chassent les parcelles pavillonnaires pour les réunir et construire des immeubles de standing. Selon de nombreux témoignages, les pressions sur les propriétaires ou les occupants sont quotidiennes et les prix montent. 

Nous voulons que notre ville garde une réelle mixité sociale. Développer des programmes d’accession sociale à la propriété encadrée, pour éviter la spéculation immobilière et ouverts à celles et ceux qui sont locataires de logements sociaux, ces politiques innovantes existent massivement dans de nombreuses villes de France, notamment à Paris. Ce sont des choix où les promoteurs-constructeurs sont associés très en amont des projets. C’est un renversement de paradigme pour stopper la bétonisation de la ville et lutter contre la spéculation immobilière. 

Nous souhaitons réguler ce marché en utilisant tous les outils existants (Plan Local d’Urbanisme, portage de longue durée, Organisme Foncier Solidaire, Usufruit Locatif Social, Charte partenariales avec les promoteurs…), pour développer une stratégie de maîtrise du prix du foncier et donc limiter la spéculation.

2 commentaires

  1. Faire appliquer le plu qui dit déjà que les immeubles doivent être entretenus par les propriétaires ! Ne pas laisser pourrir les immeubles pour faire le jeu des promoteurs immobiliers.
    Idée : Pourquoi ne pas faire un partenariat avec les entreprises du bâtiment qui sont sur Issy et les villes limitrophes pour que les immeubles vieillissants soient entretenus convenablement et ne soient pas voués à une destruction certaine ? Plus économique et plus écologique ?

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  2. Une solution pour les « budgets moyens » qui ne bénéficient pas des logements sociaux et ne peuvent plus devenir propriétaires Issy les mx. Ceci devrait être mis en place à Issy.

    Le bail réel solidaire, nouveau moyen d’accès au logement pour les ménages modestes
    Un nouveau bail dédié à l’activité des organismes fonciers solidaires permettra de loger les ménages aux revenus modestes en dissociant la propriété du bâti de celle du foncier.
    Afin de développer l’offre de logements accessibles aux ménages les plus modestes dans les agglomérations, le Gouvernement a créé le bail réel solidaire par voie d’ordonnance (voir La quotidienne du 22 juillet 2016). Un décret en Conseil d’Etat déterminera ses modalités d’application.

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