Réduire les publicités lumineuses

Alors que nous devons réduire notre dépendance aux écrans, la pollution publicitaire qui nous est imposée dans les villes et dans tous les espaces publics atteint des sommets avec le déploiement rapide des écrans de pub numériques. Outre la pollution lumineuse, c’est aussi un gaspillage d’énergie incongru en ces temps de réchauffement climatique. Mais ils sont aussi nuisibles pour notre santé en altérant nos facultés cognitives et nos capacités d’attention.

Le vendredi 13 Décembre 2019, l’Assemblée Nationale a donné un nouveau pouvoir aux maires. Grâce à l’adoption de l’amendement n°2067 présenté par Delphine BATHO, ancienne ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et Présidente de Génération Écologie, il sera désormais possible aux maires d’interdire les panneaux publicitaires numériques ou lumineux dans l’espace public et dans les gares. 

Pourquoi interdire ces panneaux numériques ?

D’abord, à cause du gaspillage de ressources, de la pollution lumineuse et de la dépense énergétique engendrée (6 800 kWh par an pour chaque panneau de 2 m2).
Mais aussi, et peut-être avant tout, pour des raisons de santé publique : L’Organisation Mondiale de la Santé recommande le moins d’exposition possible aux écrans pour les jeunes enfants. Va-t-on donc désormais leur interdire l’espace public ? Et dans son ouvrage récent « La civilisation du poisson rouge » (Grasset, Mai 2019), Bruno Patino nous apprend que le temps maximal de concentration des jeunes d’aujourd’hui, les « Millenials », est de 9 secondes, soit très exactement 1 de plus que le poisson rouge !!!

Un des prochains défis majeurs que nous allons devoir gérer, c’est de garantir à nos jeunes générations des capacités suffisantes d’attention, de concentration et leurs facultés cognitives, face à toutes ces sollicitations numériques et marketing.
Le Collectif Ecolo et Social se saisira de ce nouveau droit pour Issy-les-Moulineaux et mettra tout en œuvre pour convaincre l’ensemble du territoire GPSO d’en faire de même. Car l’impact de ces panneaux ne s’arrête pas aux frontières de la ville. En effet, malgré les nombreuses protestations de la population des communes riveraines, que dire du gigantesque écran de 800 m2 mis en place à la Seine Musicale sur l’Ile Seguin, qui illumine la nuit jusqu’aux Hauts d’Issy avec des publicités ?

4 commentaires

  1. Bonjour, en effet la pollution publicitaire est nuisible pour :
    1 la consommation énergétique, 2 la faune (pollution nocturne)
    3 notre concentration (automobilistes, autres publics) 4 l influence d’achats.
    Je ne vois pas trop l’intérêt de mettre en exergue les millenials, et surtout de les comparer aux poissons rouges. 😕 Je pense que la baisse de concentration face aux écrans est chez tout le monde. De plus ce seront des votants aux élections municipales, alors je ne sais pas s’ils vont apprécier la comparaison … 😉.
    Peut être à la question pourquoi les interdire, développer davantage ces 4 raisons (la consommation énergétique est déjà bien developpee) avec des chiffres et plusieurs études. Bon courage

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    1. Merci Flora pour ce commentaire. Une précision : La comparaison avec les poissons rouges fait partie de la citation de Bruno Patino. Il ne s’agit pas de pointer du doigt qui que ce soit. Simplement, sur l’espace public, la ville peut prendre des positions fortes qui aident chacun de nous à réfléchir aux impacts de ces nouveaux équipements. On utilise tous ces outils technologiques à longueur de journée. Prendre conscience qu’il est bon pour le corps (et pour l’esprit) de les éteindre régulièrement, là est le véritable enjeu. C’est du registre personnel en premier lieu.

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  2. Bonjour,
    Dans le même ordre d’idées, envisagez-vous de réduire l’éclairage public la nuit, peut-être dans les rues les moins passantes et/ou celles pouvant être désignées par démocratie participative ?
    Ce serait également une source d’économie d’énergie, mais également bénéfique sur le plan de la biodiversité, en permettant aux espèces nocturnes de se récoloniser certains espaces.

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    1. Oui, monsieur Semoux, cela pourra se faire en concertation avec les habitants des rues concernées car de nombreuses petites rues ne nécessitent pas un éclairage violent et les candélabres pourraient être équipés de capteurs de présence qui augmente l’intensité au passage de piétons. D’autres pistes sont à explorer comme le remplacement des tubes à gaz par des éclaraiges LED. On sait aujourd’hui que ce sont des investissements rentabilisables à moyen terme. La technologie avançant à grand pas pour la limitation de la consommation énergétique de l’éclairage public, nous serons vigilants à imposer des mesures fortes au syndicat intercommunal en charge de ces équipements.

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