Le 20 novembre est célébré l’anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant de 1989, qui donne à tous les enfants des droits essentiels.
Signataire de cette convention, la France s’engage à placer l’intérêt supérieur de l’enfant comme considération primordiale pour chaque décision concernant les enfants, et à assurer aux enfants la protection et les soins nécessaires à leur bien-être, et, à cette fin, de prendre toutes les mesures législatives et administratives appropriées.
Tout enfant doit voir ses droits définis par la Convention respectés :
- ses droits fondamentaux – vie, protection, respect, justice, non-discrimination -,
- ses droits renforcés – éducation, santé, sécurité sociale -,
- ses autres droits spécifiques tels que vivre avec ses parents.
Tout ça pourrait paraitre loin de la campagne pour les municipales. Je me fais fort ici de vous démontrer que bien au contraire l’échelle municipale est totalement pertinente pour faire valoir les droits des enfants.
Je prendrai un angle au cœur de notre programme à savoir le droit à un environnement propre, sain et durable. Le comité des droits de l’enfant des Nations Unies le déclare en août 2023 comme un droit fondamental.
Il est donc de notre devoir de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger ce droit fondamental, du droit à un environnement sain jusqu’au droit à un avenir sur une planète vivable.
Les mesures mises en place par Issy sont loin des enjeux d’une neutralité carbone en 2050 et encore moins en 2040. Le pouvoir public municipal se doit d’engager un réel virage vers la neutralité carbone.
Deux axes d’actions sont à porter courageusement et fermement : des mesures pour effet immédiat sur la santé et des mesures pour faire face dans la durée au changement climatique.
Je vous propose de prendre deux exemples.
Le premier, la cantine scolaire
Pour un effet immédiat sur la santé de nos enfants, allons bien au-delà des 30% de bio, actuellement en vigueur. Avec les 5000 repas quotidiens des cantines scolaires, nous pouvons ainsi infléchir le secteur alimentaire. En allant au-delà des 20% de produits locaux et d’1 menu végétarien par semaine, en supprimant la viande rouge qui produit 5 fois plus de gaz à effets de serre que la viande blanche ou 30 fois plus que les légumineuses, nous aurons des mesures simples à effet immédiat et pérenne sur l’environnement.
Prenons un deuxième exemple : Issy peut être plus courageuse que l’Assemblée nationale qui a renoncé aux zones à faible émission en instaurant des zones à trafic limité aux alentours des écoles, en fermant la circulation routière dans les rues des écoles aux heures d’ouvertures et de fermetures, ou en les piétonnisant lorsque c’est possible. Ça a à la fois un effet court terme : les enfants ont un chemin sécurisé et sain vers leur école, et un effet dans la durée : au travers de cette mesure nous sensibilisons les enfants et leurs parents à une mobilité douce respectueuse de l’environnement tout en diminuant les effets nocifs de la circulation en véhicules thermiques.
En conclusion une politique locale environnementale au service des droits des enfants est possible. Des mesures simples et efficaces existent. Issy écologique et sociale porte une politique volontariste pour préserver le droit des jeunes à vivre dans un environnement sain.
Françoise Briand
Conseillère municipale Collectif Écolo & Social d’Issy-les-Moulineaux
Candidate sur la liste Issy Écologique & Sociale
