Le 17 janvier 2025 nous fêtons les 50 ans de la Loi dépénalisant le droit à l’avortement.
La loi promulguée le 17 janvier 1975 est le premier pas de la reconnaissance du droit fondamental pour les femmes d’avoir le choix d’enfanter.
Au fur et à mesure du temps l’accès à l’avortement a été élargi, facilité, dans la Loi.
Initialement votée pour 5 ans, la Loi du 17 janvier 1975 est entrée dans le droit, de nombreux freins ont été mis en place lors du de son vote mais certains verrous ont été levés, ainsi les OVG n’ont été pris en charge en parti par la sécurité sociale qu’à partir de 1982 pour être intégralement pris en charge en 2016, il y a moins de 10 ans…
Le 8 mars 2024, il a été inscrit comme une liberté garantie dans notre constitution.
Ces étapes ont été le fruit d’un combat mené de longue date par les militantes féministes du planning familial puis du MLAC (Mouvement pour la libération de l’avortement et de la contraception).
Durant de nombreuses années ces militantes se sont battues pour que toutes les femmes aient le droit et le pouvoir de décider librement et en conscience de mettre au monde un enfant , et nous les en remercions.
Cependant, l’arrivée au pouvoir ces dernières années de parties réactionnaires et leur législation déniant aux femmes leur liberté de choix, vient nous rappeler la fragilité de ce droit fondamental qu’est le droit à l’avortement.
Droit menacé jusque sur le territoire français en raison notamment des disparités d’accès aux services de santé pratiquant les IVG, ou en raison de la disparition de services de gynécologie obstétrique.
Selon les derniers sondages faits en France :
- 89% des personnes estiment qu’il i y encore des freins pour avorter en France
- 2 femmes sur 3 ayant recours à l’avortement ont peur d’être jugées
- Plus de la moitié des femmes qui ont avorté ont dû attendre plus de 7 jours pour avoir un rendez-vous
- 1 femme sur 3 a ressenti des pressions lors de son avortement de la part des mouvements anti-choix, des professionnels de santé ou de leur entourage
- 1 femme sur 2 n’a pas obtenu un arrêt de travail pour avorter.
Le combat des militantes et des associations est encore essentiel et elles ont besoin de soutien.
« Il suffira d’une crise politique, économique et religieuse, pour que les droits des femmes, nos droits, soient remis en question. Votre vie durant, vous devrez demeurer vigilante.” Simone de Beauvoir »